Proposition de site MairieData · Informations publiques · Présentation indépendante de la mairie
← Retour à l’accueil

Longué-Jumelles

La mémoire de la commune

Longué-Jumelles est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire. La commune est née le 1er janvier 1973 de la fusion-association des deux anciennes communes voisines de Longué et de Jumelles, devenues communes associées. Partagée entre le Val de Loire et le Baugeois, c'était jusqu'en 2015 la plus grande commune de Maine-et-Loire par la superficie. Centre administratif et commercial de la région, elle était jusqu'en 2016 le siège de la communauté de communes du canton de Longué-Jumelles.

Au fil de l’histoire

Une présence préhistorique est attestée sur le territoire de la commune de Longué. On y a trouvé plusieurs fossés et aussi des objets en terre cuite. Ainsi que douze haches de pierre.

Outre des vestiges de voies romaines, y ont été également trouvées une médaille gauloise et des monnaies gallo-romaines. À cette époque, le Long gué est un passage à travers le Lathan et ses bras secondaires.

Le Vieux-Bourg de Longué est mentionné au XIe siècle, avec la présence d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Louroux, d'une léproserie et d'une aumônerie.

Le site ancien du Vieux-Bourg correspond à la chapelle Notre-Dame de Thenais, ou église du Prieuré, détruite en 1860. Ce Vieux-Bourg de Longué-en-Vallée semble avoir eu pour maître le sénéchal Guillaume des Roches, et donnera en tout cas la seigneurie d'Avoir.

La seigneurie d'Avoir au Vieux-Bourg de Longué, avec le château d'Avoir, est le berceau de la famille angevine d'Avoir qui eut aussi Château-Fromont en Bretagne, et à laquelle appartenaient : Isabeau d'Avoir, abbesse de Fontevraud en 1276-1284 ; Pierre d'Avoir († 1390), sénéchal d'Anjou pour le duc Louis vers 1371-1378, fils d'Hardouin Ier d'Avoir et frère d'Anne d'Avoir, la mère de Jean IV de Bueil au XIVe siècle). Aimery d'Avoir, cité dès 1227 et 1248, voyagea en Terre sainte en 1268.

L'héritière Louise d'Avoir transmit le fief en 1350 à son mari Jean de Maulévrier, et leur petite-fille Marie de Maulévrier — fille de leur fils Renaud VI de Maulévrier (vers 1340-vers 1400) — à son époux le maréchal Jacques de Montberon (vers 1350-1422), épousé vers 1386/1388, d'où Jacques II et François Ier de Montbron († 1470). Les Montb(e)ron issus de Guichard de Montberon — un fils cadet de François Ier de Montbron — furent barons d'Avoir et de Champeaux (à Longué, aussi sur la rive gauche (sud) du Lathan, un peu au nord de l'Authion), par ailleurs princes barons de Mortagne, jusqu'à Hector de Montbron qui dut se séparer de sa terre d'Avoir, d'abord en 1581 au profit de Pierre Tournemine, puis en 1592 en faveur d'Anne de Matignon, fille de Jacques Ier de La Roche-Goyon de Matignon, et de son mari Olivier de Maridor, sire des Vaux-en-Belin et de la Freslonnière :

Anne et Olivier sont les les parents de Françoise de Maridor, la Dame de Monsoreau (née vers 1558-† le 24 septembre 1620 au château d'Avoir), femme de Charles de Chambes, comte de Montsoreau (1549-1621). La baronnie d'Avoir passa à leur fils aîné René de Chambes (né vers 1585/1587-† en 1649 banni en Angleterre ; dit le marquis d'Avoir), puis à leur fille Suzanne et à leur fils cadet Charles de Chambes. Elisabeth de Chambes, une des enfants de ce deuxième Charles de Chambes, l'apporta à son mari Pierre de La Ville de Férolles (frère aîné de Pierre-Eléonor), épousé en novembre 1659 : Parents de Louis, baron d'Avoir, officier de Marine, et d'Urbaine de La Ville de Férolles, mariée à Charles de Clermont-Tonnerre, fils de Gabriel et petit-fils de Jacques de Clermont, comte de Thoury, et de Gabrielle de Glisy.

Le 27 juin 1686, la terre d'Avoir est attribuée par décret judiciaire à Marie Damont/Damond, par acquisition dame d'Étiau et châtelaine de Longué depuis le 14 août 1669 (Étiau à Jumelles et St-Philbert, voir plus bas ; à distinguer d'Étiau à Coutures et à Joué), et dame du Rivau depuis le 3 juin 1693, veuve de Charles Croizet/Croiset, contrôleur de la Grande Chancellerie. Marie Damond est titrée marquise de Longué en Jarzé et Corzé, d'Avoir et d'Estiau(x), marquisat qu'elle transmet en janvier 1697, ou en 1702, à son fils Louis-Alexandre Ier Croizet (1645-1728), président au Parlement.

Mais le 2 juillet 1767, le marquis Louis-Alexandre III Croizet d'Etiau (né en 1720 ; fils de Louis-Alexandre II, 1693-1719), ruiné, doit vendre à Jacques Sheridan, père de Jeanne/Jane Sheridan d'Etiau (1758-1798) qui épouse 1° 1778 Louis-Marie-René de Langle de Beaumanoir, et 2° 1780 Charles-Henri-François de Maillé de la Tour-Landry : Postérité des deux unions, dont Adélaïde de Maillé de La Tour-Landry (1787-1873), qui marie en 1805 Jean-Louis-Gustave de Hautefort de Vaudre et qui possède les domaines d'Avoir, d'Étiau et de Poligny au XIXe siècle.

Alors que la ville de Longué, toujours sur la rive gauche (sud) du Lathan, correspond à l'ancien château de Longué (donc à la châtellenie) et aux halles (site de l'actuelle mairie). La châtellenie de Longué relève avant tout du comte d'Anjou.

Jumelles relève du diocèse d'Angers et de l'élection d'Angers.

Les origines du nom

Le 1er janvier 1973 Jumelles est rattachée à Longué (fusion association) qui devient Longué-Jumelles.

Formes anciennes du nom de Longué : Vicus qui vocatur Thanaicus en 1055, In longo Vado en 1106, Ecclesia Sancte Marie de Tanais en 1130, Versus Longue en 1150, Prior de Longue en 1157, Ballia de Longueyo en 1210, Feodum de Longue en 1236, Parochia de Languo Vado en 1238, Villa de Lungueyo en 1270, Lont Gué en Vallée en 1296, Longué en 1793 et 1801, avant de devenir Longué-Jumelles en 1973.

Son étymologie viendrait de gué, du latin vadum, le bourg primitif s'étant formé à proximité du gué qui permettait de traverser le Lathan.

Formes anciennes du nom de Jumelles : Presbiter de Jumellas en 1081, Ecclesia de Jumellis en 1145, Stagnum de Jumellis en 1152, Apund burgum qui dicitur Jumezlas en 1158, Jumelles en 1793, Jumelle en 1801.

Son étymologie viendrait du latin gamelles (jumeau), qui désignait à l'origine deux éléments identiques du paysage.

Un patrimoine à découvrir

La commune de Longué-Jumelles comporte plusieurs inscriptions au Patrimoine, dont six monuments historiques :

l'ancien château de la Girottière, monument historique inscrit par arrêté du 16 juin 1926 (PA00109153) ;

le logis de Beauregard, Jumelles, logis et ferme du XVIe siècle, monument historique inscrit par arrêté du 10 février 1992 (PA00109451) ;

le logis d'habitation de la Chesnaie-Archenon, du XVIe siècle, monument historique inscrit par arrêté du 29 juillet 1986 (PA00109154) ;

le logis Le Grand Boust, des XVe et XVIIIe siècles, monument historique inscrit par arrêté du 21 février 1974 (PA00109155) ;

le Manoir de la Grand'Maison, Longué, du XVIe siècle, monument historique inscrit par arrêté du 27 octobre 1971 (PA00109156) ;

le Manoir de la Vente, des XVe siècle, XVIe et XVIIe siècles, manoir devenu ferme au XVIIIe siècle, monument historique inscrit par arrêté du 15 juin 2005 (PA49000046).

Église paroissiale Notre-Dame, dite église Notre-Dame-de-la-Légion-d'honneur, Longué, des XIIe, XIIIe, XVIe et XVIIIe siècles, chœur et absidiole sud datant du XIIe siècle, clocher datant du XIIIe siècle, collatéral nord datant du XVIe siècle et chapelle du Rosaire au nord-ouest datant du XVIIIe siècle, inventaire général du patrimoine culturel.

Église paroissiale Saint-Pierre, Jumelles, du XIXe siècle, église datant du XIIe siècle et entièrement reconstruite en 1873, chapelle sud construite en 1757 et remaniée en 1858, inventaire général du patrimoine culturel.

Plusieurs fermes des XVIe siècle, XVIIe siècle, XVIIIe et XIXe siècles, inventaire général du patrimoine culturel.

Lavoir du Lathan, rue Michel-Couet à Longué, du XIXe siècle, inventaire général du patrimoine culturel.

Des vies liées à la commune

Pierre Bourdan (1909-1948) : speaker de l'émission Les Français parlent aux Français puis ministre de la Jeunesse, des Arts et des Lettres à la Libération. Il fut caché à Longué par la famille Bloudeau en 1944 et écoutait clandestinement Radio Londres à Jumelles, chez Marcel Derouin. Pour lui rendre hommage, une rue de Longué porte son nom.

André Ludwig (1912-2024), doyen des Français résidait dans l'EHPAD de la commune.

Michel Sy (1930-2024) : homme politique français, ancien député possédait une résidence dans la commune.

Edmond Alphandéry (1943- ) : homme politique français, Ministre de l'Économie de 1993 à 1995, maire de Longué-Jumelles de 1977 à 2008. Il fut également président du conseil général du Maine-et-Loire de 1994 à 1995, et président de la communauté de communes Loire-Longué.

Jean-Lou Bigot (1966- ) : cavalier sportif de niveau international, né à Longué.

Le paysage et le village

Au cœur de l'Anjou, ce territoire rural de l'ouest de la France se trouve à 35 km à l'est d'Angers et à 18 km au sud de Baugé, au nord d'une ligne Angers Saumur.

Géographiquement, son territoire se situe dans le Baugeois, dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine. Le Baugeois est la partie nord-est du département de Maine-et-Loire, délimité au sud par la vallée de l'Authion et celle de la Loire, et à l'ouest par la vallée de la Sarthe.

D'un point de vue administratif, Longué-Jumelles se trouve dans l'arrondissement de Saumur et dans le périmêtre de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire.

Hameaux et lieux-dits : Tonnelièvre, le Haut Chemin, l'Humois, Embranchard, Beauregard, la Croix-Fourreau, les Souvenets, la Musse, la Petite Hurtoudrie, la Piotterie, le Breil.

Lire sur Wikipédia ↗

← Retour à l’accueil